Du 31 août au 11 septembre 2021, à Likasi, la GIZ a organisé avec le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) un atelier de renforcement des capacités, dans le cadre de son projet de Développement économique intégré du secteur minier (DISM). L’ADRAF y a participé aux côtés de membres de la société civile et en a rédigé le rapport.
L’atelier a réuni 23 experts techniques du SAEMAPE des provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, dont 4 femmes, chargés à leur tour d’accompagner les coopératives minières. Il a été facilité par des experts de GFA Consulting et ouvert en présence du directeur de cabinet du ministre provincial des Mines et des Hydrocarbures du Haut-Katanga.
Sept modules de formation
- Développement organisationnel et bonne gouvernance d’une coopérative minière
- Diligence raisonnable, certification (CTC), traçabilité et transparence
- Communication, droits humains, égalité des sexes et droits de l’enfant
- Hygiène, santé et sécurité
- Protection de l’environnement au niveau communautaire
- Gestion des relations communautaires
- Culture financière, administration, comptabilité et fiscalité
Des séances d’andragogie ont complété le programme, pour que les participants deviennent à leur tour formateurs des coopératives.

Quelques enseignements
- Aucun minerai ne doit provenir d’un site non validé, ni être vendu à l’insu de la coopérative ; les agents doivent refuser d’étiqueter les minerais des sites « rouges ».
- Les exploitants artisanaux ne paient que les taxes prévues par la loi, exigent une quittance et ne paient jamais en nature.
- Les enfants n’ont pas leur place sur les sites miniers : des réunions matinales avec les coopératives doivent rappeler cette règle.
- Les coopératives doivent remblayer les puits abandonnés, reboiser et consacrer une part de leurs revenus à la réhabilitation de l’environnement.