Likasi : 23 experts du SAEMAPE formés à l’encadrement des coopératives minières

Pendant douze jours, l'ADRAF a pris part à l'atelier de la GIZ et du SAEMAPE qui a formé 23 experts du Haut-Katanga et du Lualaba à l'accompagnement des coopératives minières artisanales.

Formations1 min de lecture

Photo de groupe des participants et facilitateurs de l'atelier du SAEMAPE à Likasi
Photo de famille de l’atelier, Likasi, septembre 2021.

Du 31 août au 11 septembre 2021, à Likasi, la GIZ a organisé avec le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) un atelier de renforcement des capacités, dans le cadre de son projet de Développement économique intégré du secteur minier (DISM). L’ADRAF y a participé aux côtés de membres de la société civile et en a rédigé le rapport.

L’atelier a réuni 23 experts techniques du SAEMAPE des provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, dont 4 femmes, chargés à leur tour d’accompagner les coopératives minières. Il a été facilité par des experts de GFA Consulting et ouvert en présence du directeur de cabinet du ministre provincial des Mines et des Hydrocarbures du Haut-Katanga.

Sept modules de formation

  1. Développement organisationnel et bonne gouvernance d’une coopérative minière
  2. Diligence raisonnable, certification (CTC), traçabilité et transparence
  3. Communication, droits humains, égalité des sexes et droits de l’enfant
  4. Hygiène, santé et sécurité
  5. Protection de l’environnement au niveau communautaire
  6. Gestion des relations communautaires
  7. Culture financière, administration, comptabilité et fiscalité

Des séances d’andragogie ont complété le programme, pour que les participants deviennent à leur tour formateurs des coopératives.

Participants en travail de groupe autour d'une table avec un facilitateur
Travail en groupe avec l’appui du formateur.

Quelques enseignements

  • Aucun minerai ne doit provenir d’un site non validé, ni être vendu à l’insu de la coopérative ; les agents doivent refuser d’étiqueter les minerais des sites « rouges ».
  • Les exploitants artisanaux ne paient que les taxes prévues par la loi, exigent une quittance et ne paient jamais en nature.
  • Les enfants n’ont pas leur place sur les sites miniers : des réunions matinales avec les coopératives doivent rappeler cette règle.
  • Les coopératives doivent remblayer les puits abandonnés, reboiser et consacrer une part de leurs revenus à la réhabilitation de l’environnement.